« Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne », affirmait Colette. Derrière tout élan d’écriture, se déploie en effet une mécanique bien singulière : résonances sonores, jeux d’analogies, nuances, insistances, tensions et ruptures syntaxiques, etc. Chaque effet procède d’un agencement plus ou moins conscient, d’un équilibre fragile entre maîtrise et intuition.
Conçu comme une traversée des grandes familles de figures de style, cet atelier immersif n’ambitionne pas d’en dresser un inventaire exhaustif. Il invite plutôt à en saisir les mécanismes afin de les mobiliser avec justesse et cohérence pour servir l’intention d’un texte.
Nous travaillerons à :
• identifier les grandes familles de figures de style et leurs fonctions;
• comprendre leurs impacts (émotionnels, cognitifs et esthétiques);
• expérimenter ces outils dans des exercices ciblés;
• développer une conscience de ses stratégies (ou tics) d’écriture et de leurs effets;
• approfondir la réflexion sur le style grâce à des pistes de lectures.
Cet atelier s’adresse d’abord aux poètes, mais aussi aux auteur·rices et aux artistes professionnel·les et souhaitant affiner leur maîtrise stylistique ou explorer la dimension textuelle de leur démarche (toutes disciplines confondues).
Trois (3) des dix (10) places disponibles sont réservées à des personnes vivant à l’extérieur du Comté de Westmorland (hébergement sur place, au projet Borgitte).

Dans le cadre du projet de résidence Fiction de cendre commissarié par Guillaume Adjutor Provost, nous vous invitons à un après-midi d'exploration de techniques de façonnage pour créer des oeuvres en céramique.
L'activité est gratuite, il suffit de nous écrire au info@projetborgitte.ca pour réserver votre place.
19 juillet 2026 de 13h à 16h
Biographie
Janick Burn est une artiste, autrice et commissaire originaire de l’Outaouais/Anishinabewaki qui habite Montréal/Tio’tia:ké depuis plusieurs années. Ses recherches pratiques et théoriques portent sur la relation entre le corps et le cadre, qu’elle aborde par une approche réflexive de la performance, de l’image et de l’écriture. Elle explore le hors champ, qu’elle envisage (lorsque choisi) comme un espace de liberté où l’on peut s’émanciper des cadres – de l’image, de la société, de la norme. Ces dernières années, elle s’intéresse à l’édition comme pratique artistique et mode d’exposition alternatif. Elle a organisé l’exposition collective Exposer avec l’autoédition to expose the self– (AdMare; 2022, Arprim; 2023) et a réalisé plusieurs résidences (Dare-Dare, Est-Nord-Est, 2023; la Chambre blanche, 2024; AdMare, 2025; Sagamie, 2026). Elle publie régulièrement des recensions dans Le Sabord et des revues en art actuel.
Description de l’atelier
Lire entre les lignes est un atelier de lecture et d’écriture qui propose d’observer, d’explorer et de réfléchir collectivement aux différentes stratégies pour investir le hors champ à travers l’expérience de la lecture. Il sera par exemple question de voir comment celle-ci peut permettre de penser l’espace en dehors du texte, et même influencer nos manières d’être. Ces questions seront abordées par une approche ouverte et subjective de la pratique artistique.
L’atelier d’une durée d’environ deux heures sera constitué d’exercices d’écriture et de lecture individuels de durées variables, suivis de discussions décontractées en groupe. Aucune expérience ou préparation particulière n’est requise pour y participer. Il suffit d’apporter de quoi écrire!
Biographie
Catherine Arseneault est artiste et travailleuse culturelle qui habite et travaille sur le territoire non cédé du Mi’kma’ki dans le district Siknikt (Moncton, NB).
Elle travaille principalement avec des techniques photographiques analogiques et expérimentales. Son processus explore la communication intrapersonnelle et le dialogue interne. Ses œuvres ont été présentées dans plusieurs expositions et elle à participé à quelques résidences de création à l'international. En tant que travailleuse culturelle, Catherine s'engage dans plusieurs initiatives de sa communauté. Présentement, elle travaille à fonder une chambre noire accessible au public: F Stop Studio - un nouveau centre d’artiste autogéré bientôt opérationnel à Moncton.
Description de l'atelier
Venez expérimenter avec la magie du Cyanotype, un ancien procédé photographique qui permet de créer des images d’un bleu profond à l’aide de la lumière du soleil. Lors de cet atelier, les participant·es pourront explorer les bases de cette technique accessible en réalisant leurs propres impressions à partir d’objets, de végétaux, de dessins ou de négatifs.
L’atelier comprend une micro-introduction à l’histoire de cette technique photographique, la préparation du papier photosensible, les méthodes de composition ainsi que le développement et le rinçage des œuvres. Chaque participant·e repartira avec plusieurs créations originales.
Aucune expérience préalable n’est nécessaire. Inscription requise. Places limitées. Tout le matériel est fourni mais sentez vous libre d’amener des négatifs, des objets, des papiers ou des tissus (coton, lin, fibres naturelles).
Accessible aux débutant·es comme aux artistes souhaitant expérimenter avec le médium.
Biographie
Alice Roberge est une artiste visuelle originaire de Trois-Rivières. Elle vit et travaille désormais à Québec, où elle poursuit un baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université Laval. Sa pratique artistique est marquée par une fascination pour la matière et un intérêt pour les objets complexes, propices aux contradictions. Celle-ci s’intéresse aux espaces d’entre-deux, tels que ceux entre fantaisie et réalité ou entre mise en scène et documentaire. Par l’usage de matériaux recyclés et de méthodes intuitives, elle crée des objets qui, par leur « fonction » et leur aspect sensoriel, invitent à être manipulés ou portés. Elle s’intéresse également à la médiation culturelle, qu’elle a explorée à travers des emplois chez Culture 3R et EXMURO.
Descrption de l'atelier
Cet atelier propose d’apprendre à créer des objets en papier mâché à partir d’essuie-tout et de fil d’acier. Cette technique exploite notamment les effets de rouille provoqués par le contact entre la colle et l’acier non galvanisé, créant des motifs orangés à travers le papier. Combinée à des tissus comme le nylon, elle permet aussi de réaliser des surfaces souples, idéales pour des sculptures portables. Simple et peu coûteuse, cette méthode permet de produire des formes complexes, organiques et solides avec des moyens accessibles. L’atelier débutera par une discussion conviviale autour de la notion de nécessité : qu’est-ce qui nous semble urgent de construire? Qu’est-ce qui nous pousse à chercher des moyens rapides et alternatifs de créer? Les participant·e·s entamerontensuite la création d’un petit objet, portable ou non, en réalisant une structure en fil d’acier recouverte d’une couche de papier mâché. Si la météo le permet, une courte balade dans les environs permettra de récolter des éléments naturels pour décorer les créations. Il est à noter, qu’en raison du temps de séchage, les objets ne pourront pas être rapportés à la fin de l’atelier et devront être récupérés ultérieurement.
Biographie
En 2025, Michèle Bouchard et Sylvie Pilotte décident de former Le Collectif qui s’ignore. L’une est originaire de Gaspé, l’autre de la région de Montréal, chacune établie au Nouveau-Brunswick. Les deux artistes en arts visuels font connaissance en 2018 à l'Aéroport international Montréal-Trudeau pour se rendre à un forum de l’AGAVF à Ottawa. Dès le premier contact, c'est le déclic. Une complicité manifeste s’installe. FISPA, Intervalles, un projet poétique performatif Des mots qui décoiffent au Marché des
fermiers à Dalhousie ou un atelier d’écriture sur l’art deviennent tour à tour des occasions entre 2022 et 2024 pour se rapprocher, pour collaborer. En 2024, elles entament une correspondance épistolaire sur le thème de la fragilité de la
vie dans laquelle s’inscrivent leurs pratiques artistiques respectives. L'ampleur que prend celle-ci les mène à leur projet actuel, le premier en tant que collectif, qui consiste en la matérialisation d’extraits par la création d’œuvres visuelles, sonores et performatives.
Description d'atelier
Venez apprendre comment les deux artistes donnent une matérialité à leurs missives en utilisant, entre autres, des techniques de collage, de couture et d'assemblage. Chaque participant.e sera amené à réfléchir à l'extérieur de la bimensionalité habituelle des correspondances et créera sa propre missive dans l’intention de l'envoyer à quelqu'un-e par la poste.
Biographie
Julie Williston est une artiste-joaillière diplômée de l’École de joaillerie de Montréal en 2020. Elle a reçu plusieurs distinctions soulignant autant sa créativité que sa maîtrise technique, dont le Prix créativité de l'ÉJM (2018), le Prix d’excellence de l'ÉJM (2020) ainsi que le Prix de présentation visuelle remis par jury au Salon des métiers d’art du Québec (2022).
Originaire de Moncton, au Nouveau-Brunswick, Julie entretient à travers le travail des métaux précieux un lien instinctif avec les paysages maritimes qui l’ont façonnée. Sa pratique s’inscrit dans une approche libre et intuitive, où métaux, pierres et objets trouvés semblent se rencontrer naturellement, comme s’ils fûrent modelés par la main de Mère Nature. Fascinée par l’intime relation qui existe entre l’humain et l’objet tel que porté sur son corps, ses recherches actuelles explorent le passage du temps et le bijou comme objet de rituel.
Membre du ‘’Precious Collective’’ et du Conseil des métiers d’art du Québec, Julie poursuit le développement de sa démarche artistique tout en transmettant ses connaissances techniques en tant qu'enseignante à l’École de joaillerie de Montréal et au Centre des Arts Visuels de Westmount.
Description d'atelier
Cet atelier propose une initiation à certaines techniques de joaillerie au banc, notamment le sciage, le limage et la mise en forme, à travers la fabrication d’objets en cuivre.
À partir de plaques de cuivre, les participant·es seront invité.es à créer des compositions libres pouvant prendre la forme d’objets fonctionnels (signets, crochets muraux, pics à cheveux, etc.) ou de pièces purement ornementales.
L’atelier comprendra également une introduction aux patines, un traitement de surface permettant de modifier la couleur et l’apparence du cuivre.
Biographie
Artiste et poète, Noémie Sauvageau développe une pratique à la croisée du vivant, de la matière et du langage. Formée en philosophie et en littérature comparée, elle explore les liens entre perception, hypersensibilité et modes de relation au monde. Ayant grandi en Abitibi, son rapport au monde s’est construit dans une proximité intime avec la nature, façonnant une attention fine aux rythmes, aux textures et aux formes de communication non humaines.
Sa démarche prend la forme de protocoles d’exploration sensibles, où le jeu créatif devient un geste d’écoute et de co-présence. Elle y interroge l’interdépendance des êtres, la vulnérabilité et les manières dont le vivant nous traverse et nous transforme. À travers le tissage, l’installation végétale in situ et des formes d’écriture, elle travaille la matière naturelle comme un prolongement du corps sensible.
Avec Tisser le vivant, elle propose un espace pour ralentir et créer à partir de ce qui nous relie — matières organiques, gestes simples, attention au présent — comme une invitation à renouer avec une expérience poétique, incarnée et relationnelle.
Description d'atelier
Cet atelier propose une exploration sensible du milieu vivant à travers l’attention, la récolte et la création in situ. Il invite à entrer en relation avec un territoire par les sens : observer, ressentir, marcher, cueillir avec soin quelques matières naturelles (végétaux, fibres, éléments trouvés au sol).
À partir de cette rencontre, chaque participant·e est invité·e à composer une forme simple et intuitive — assemblage, disposition, geste, trace — en dialogue avec les matières et les impressions du lieu. Le processus privilégie l’écoute, la lenteur et l’expérience plutôt que la performance technique. Les participant·es seront également invité·es à écrire, à partir de leur expérience : mots, fragments, notations sensibles ou gestes d’écriture libre, comme une manière de prolonger autrement la relation au vivant.
Ici, créer devient une manière d’entrer en résonance avec le vivant, de percevoir ses circulations discrètes et ce qui, en soi, se met à trembler au contact du monde. Un moment de partage clôt l’atelier, pour accueillir les différentes façons d’habiter et de traduire cette expérience.